Par type de document :
Par date :
Par région :
Espèce·s liée·s :
Le secteur de présence historique du Sympetrum déprimé dans le territoire d’étude correspond au barrage de Grangent (42 Loire) qui est notamment utilisé à des fins d’activités nautiques de loisir. L’augmentation de ces activités aquatiques récréatives et ludiques entraîne des phénomènes de batillage1. Selon les porteurs de projet, ce batillage dégraderait l’habitat d’émergence du Sympétrum déprimé, et ainsi l’état de conservation des populations. D’après la bibliographie (Boudot et al., 2017), les émergences ont lieu sur des supports végétaux entre 10 et 30 cm au-dessus de la surface de l’eau, et seraient donc sensibles à la submersion par les vagues provoquées par le batillage.
Espèce·s liée·s :
La première donnée drômoise de Sympetrum depressiusculum a été renseignée en 1991, dans la plaine alluviale du Rhône à Pierrelatte. L’espèce a été observée presque tous les ans jusqu’en 2009, année d’un inventaire plus systématique dans les canaux d’irrigation par Jörg Schleicher. Dans le cadre du PNA en faveur des libellules, en 2019 et 2020, des relevés protocolés ont été réalisés par la LPO et ce travail a fait l’objet d’un rapport détaillé et de présentation aux séminaires du PNA en décembre 2021 à Lyon et à Grenoble (Chauvet C., Encinas L. & Faton J.M. 2021). Suite à l’action initiée en 2019-2020 et a un travail régional, l’étude de cette espèce a été reconduite en 2022. En effet, la population de Pierrelatte est d’importance régionale, voire nationale et elle est la seule population avec preuve d’autochtonie connue dans le département de la Drôme. Ainsi, elle a été choisie comme station de référence pour un suivi protocolé (protocole régional standardisé) permettant un suivi et une analyse des effectifs au fil du temps. Le suivi mis en place concerne également le Sympetrum pedemontanum, autre espèce éligible au PNA.
Espèce·s liée·s :
Des inventaires spécifiques à Sympetrum depressiusculum ont été menés entre 2014 et 2021 dans la plaine avignonnaise vauclusienne et par extension sur les terrasses alluviales de la Durance depuis Cavaillon jusqu’à la confluence Durance-Rhône. Ces relevés ont permis d’identifier un foyer populationnel d’importance comprenant 14 localités avec une autochtonie avérée de l’espèce. Ces sites sont marqués par l’activité singulière de la nappe phréatique locale (i.e. une mise en charge maximale durant l’été ce qui constitue un fonctionnement inverse à la majorité des nappes en zone méditerranéenne), par l’usage traditionnel de l’irrigation gravitaire et par la plasticité écologique de l’espèce qui lui permet d’occuper divers milieux humides artificiels. La part mineure d’habitats naturels utilisés par l’espèce et les fortes menaces locales posent la question du devenir à court terme de ce foyer populationnel situé à mi-distance entre deux populations françaises majeures (« Île » de Pierrelatte et Plaine de la Crau).
Martinia
Espèce·s liée·s :
Espèce·s liée·s :
Autre ressource à consulter : Sympetrum depressiusculum – Atlas des Odonates du département de la Drôme
Entre 2011 et 2014, un inventaire ciblé sur Sympetrum depressiusculum dans l’aquifère de Crau (Bouches du Rhône) a permis d’identifier 83 sites occupés, dont 43 avec reproduction avérée. Cet inventaire permet d’apporter des premières informations sur l’état de conservation de l’espèce à l’échelle d’un des principaux foyers populationnels de l’espèce en France.
Espèce·s liée·s :
Grâce à une étude menée en 2010 et 2011, l’autochtonie de Sympetrum depressiusculum a pu être démontrée dans plusieurs nouvelles stations situées à Saint-Martin-de-Crau et à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Ces stations consistent toutes, du point de vue écologique, en des bassins autoroutiers d’assainissement, non bâchés ni bétonnés, aux eaux claires et bien ensoleillées, sur un substrat vaseux/caillouteux, bien fournis en hélophytes et marqués par un assèchement hivernal. Ainsi, les espèces végétales dominantes dans les bassins où se reproduit l’espèce sont, par ordre décroissant de fréquence/abondance : Typha domingensis (Pers.) Steud., 1821, Cyperus eragrostis Lam., 1791, Scirpoides holoschoenus (L.) Soják, 1972 et Schoenoplectus lacustris (L.) Palla, 1888. Le cortège odonatologique régulièrement associé à S. depressiusculum est le suivant, par ordre décroissant de fréquence/abondance : Ischnura elegans (Vander Linden, 1820), Sympetrum fonscolombii (Selys, 1840), Crocothemis erythraea (Brullé, 1832), Orthetrum cancellatum (Linnaeus, 1758) et Anax imperator Leach, 1815. Le cortège odonatologique occasionnellement associé à S. depressiusculum est, par ordre décroissant de fréquence/abondance : Sympetrum sanguineum (Müller, 1764), Orthetrum coerulescens (Fabricius, 1798), O. brunneum (Fonscolombe, 1837), Anax parthenope (Selys, 1839), Orthetrum albistylum (Selys, 1848) et Sympetrum striolatum (Charpentier, 1840). Enfin, des cas de prédation d’imagos de S. depressiusculum et d’autres anisoptères par l’araignée Argiope bruennichi (Scopoli, 1772) (Araneae : Araneidae) ont été relevés sur plusieurs bassins. Cette araignée apparaît comme un prédateur non négligeable dans ces habitats.
Martinia
Espèce·s liée·s :
Espèce·s liée·s :